• Interview – Carré d’artistes

    Présentez-vous ? Qui est Rose en Provence ?
    Rose, c’est tout d’abord le prénom de ma grand-mère. Emprunter son prénom est une façon pour moi de prolonger son souvenir à travers le temps. Ce temps qui passe et nous manque tant. Ensuite, si je devais me définir en tant que personne, je dirais que je suis quelqu’un de pétillante, rêveuse et sensible… sensible à la Provence, ses couleurs, ses parfums, sa chaleur, ses odeurs, ses chemins ! Et sinon, dans la vie, mon vrai prénom, c’est Mallory ! Jeune cheffe d’entreprise, passionnée par l’immobilier de charme, l’histoire & l’art de vivre en Provence, affiliée à une agence parisienne qui s’appelle De La Cour Au Jardin, je partage aujourd’hui ma vie entre mes découvertes quotidiennes et les biens qui me sont confiés.

    En quoi consiste votre travail ? 
    Mon métier consiste à accompagner de la plus belle des façons les personnes qui souhaitent vendre ou acquérir un bien en Provence. En toute confiance, authenticité et discrétion. Cela peut être une maison de village comme un joli mas ou une grande bastide ! Épauler, soutenir, guider, conseiller… pour que chacun soit à même de prendre les meilleures décisions en matière d’immobilier.

    D’où vous vient cette passion pour la Provence ?
    Je crois qu’elle est apparue en même temps que ma passion pour la photo. Sans le savoir, je pense que je l’avais déjà en moi. Comme mon goût prononcé pour l’art, l’histoire et les jolis lieux. Les réseaux sociaux, comme Instagram en particulier(mon compte : @rose_en_provence), m’ont beaucoup aidé à révéler ce qui m’anime aujourd’hui : l’émerveillement, à chaque instant, à travers un regard que je ne soupçonnais pas.

    Etes-vous une collectionneuse d’art ? Si oui, quelles œuvres peut-on retrouver chez vous ?
    Collectionneuse, je ne sais pas. Mais chineuse et sensible à la beauté d’une toile, d’une photo, d’un objet ancien, oui ! Chez moi, dans le salon, on peut retrouver notamment une peinture à l’huile, un bouquet d’hortensias qui sortiraient presque du tableau, tellement ils sont beaux. Il s’agit d’une toile peinte par ma belle-maman, qui était à ses heures perdues, elle aussi, une artiste. Dans la chambre, une photo encadrée de la célèbre fontaine d’Aix-en-Provence sur la place d’Albertas, illuminée, que j’ai prise sous un angle bien particulier, à la tombée de la nuit.

    Quel style vous touche particulièrement, pourquoi ? Que provoque-t-il chez vous ?
    Le style d’art qui me touche le plus est celui qui à travers quelques coups de pinceau arrive à me faire voyager. À vrai dire, ce n’est pas très facile à expliquer. C’est aussi quelque chose de très personnel, il faut l’avouer. L’art qui me touche le plus, c’est celui qui, pour une raison que j’ignore, arrive à me transporter, me faire rêver… Le tableau n’a pas besoin d’être parfait, il n’a pas besoin non plus de représenter le lieu, la chose ou la personne trait pour trait. On pourrait presque l’assimiler à une partition de musique finement réussie : de la poésie, de l’émotion et une exceptionnelle harmonie pour la personne touchée par ce qu’elle entend, en l’occurrence, par rapport à notre sujet, par ce qu’elle voit.

    Qu’est-ce qui vous a inspiré cette sélection ? Que signifie-t-elle ? Quel message voulez-vous faire passer ?
    La sélection n’a pas été facile (rires) ! Mais j’ai quand même réussi à choisir des tableaux qui par leur style, leur couleur, leur poésie, par rapport à ce qu’ils racontent, me font voyager justement. J’ai d’ailleurs même eu un coup de cœur ! Mais je ne vous dirais pas lequel il s’agit (je vous laisserai deviner). Chaque toile sélectionnée représente pour moi un lien très fort et parlant avec la Provence : la nature que j’aime tant avec la Sainte-Victoire, la terrasse d’un café typiquement provençal, le vieux port de Marseille et son marché aux fleurs, le bleu turquoise des calanques qui ont fait sa renommée… Tout ce que j’aime ici en Provence, finalement. Si je devais faire passer un message à travers cette sélection ? La beauté de la Provence est sous nos yeux, préservons-là tant qu’on le peut.

    Si vous pouviez passer une journée avec un.e artiste, qui choisirez-vous et pourquoi ?
    Euh.. je donne ma langue au chat (rires) ! Après s’il fallait vraiment en donner un, pour rester dans le thème, sans être très originale, je dirais Paul Cézanne, précurseur à son époque avec le mouvement impressionniste et le cubisme, qui a beaucoup contribué à travers son art à faire de la Provence ce qu’elle est aujourd’hui. J’aurais bien aimé le rencontrer, pourquoi pas discuter avec lui de son art et de son amour pour la Provence. Dommage qu’on ne puisse pas remonter le temps !

    Un.e artiste de chez Carré d’artistes dont vous aimez tout particulièrement le travail ?
    J’avais dit que je vous laisserai deviner… Mais puisqu’il faut l’avouer : il s’agit de l’artiste LYN que j’ai découverte grâce à cette sélection. À travers son coup de pinceau, je retrouve la Provence que j’aime, celle qui me fait rêver dans la réalité. Peut-être parce que nous ressentons à propos d’elle les mêmes émotions. C’est assez incroyable. Merci Carré d’artistes !

    Si vous deviez décrire Carré d’artistes en trois mots, lesquels choisiriez-vous ? Pourquoi ?
    Moderne : à travers ses galeries et sa communication. Sensible : par ses choix artistiques et ses collections proposées. Humain : au plus près des artistes et de leur public.

    Pourquoi selon vous, l’art est-il important ?
    L’art, c’est une façon de s’exprimer quand on n’a pas les mots. L’art, ça fait du bien à l’esprit. L’art, ça peut changer une vie. Vive l’art !

    Une anecdote à nous raconter ?
    C’est l’histoire de vrais tableaux qui en fait étaient des faux. Elle m’a été racontée lors de la vente d’une bastide, par un acquéreur réalisateur de profession, pour qui l’art est une seconde peau. Ça se passe avant et pendant la 2nde guerre mondiale, Han Van Meegeren, un faussaire, boudé par les critiques Hollandais, pour se venger, s’amuse à reproduire des tableaux à la perfection, d’artistes néerlandais et en particulier ceux de Johannes Vermeer. Il les reproduit tellement bien, qu’il arrive à vendre des dizaines de toiles très chères à des collectionneurs et des musées (on parle de plus de 250 millions). Il trompe tous les experts d’art de l’époque, dont le célèbre connaisseur de Vermeer, Abraham Bredius.

    Le problème, c’est qu’à la fin de la guerre, le faussaire, Han Van Meegeren est accusé de collaboration pour avoir vendu des œuvres d’art aux nazis. Il est arrêté et passible de la peine de mort. Pour éviter cette sentence inéluctable, il n’a d’autres choix que de dire la vérité : ses tableaux sont des faux. Sauf qu’il peint tellement bien, que les experts du monde entier ont du mal à y croire. Pour le prouver, Meegeren va réaliser une dernière toile, celle d’un Vermeer. Il sera alors condamné en 1947 à un an de prison pour falsifications d’œuvres d’art. Ces dernières ont pour autant été restituées aux acheteurs. On peut donc aujourd’hui se poser la question : les tableaux signés Vermeer exposés dans les musées et les galeries sont-ils des vrais ou des faux ?

    📸 @stella_photo_com

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